Retour à la Réunion

Le retour a la Réunion a été un vrai déchirement. Je suis partie au milieu de la nuit de la banlieue de Melbourne pour m’avancer vers un aéroport perdu au milieu de la brousse, non loin de Geelong. Il n’y avait même plus d’éclairage public sur l’autoroute ! Nous sommes passés à travers des trombles d’eau en passant près du centre-ville.

 

Ma famille a été habile et a fait un bon choix en prétendant devoir partir à cause des 5 minutes autorisées sur le parking; c’était tellement dur que c’était mieux d’écourter ce douloureux au-revoir.

 

Le vol a été plutôt fatiguant même s’il était aussi long qu’un Réunion-Paris. Mais c’est surtout qu’un homme se descendait plusieurs whisky-cocas à côté de moi et ses relents alcoolisés me parvenaient.

 

Ceci-dit, ma première journée a été agréable: nous avons déjeuné à la plage de l’Ermitage et j’ai pris un bon bain d’eau salée. J’ai cuisiné un petit cari crevettes le soir et c’était bien agréable !

 

Le deuxième jour a été plus sportif mais tout aussi agréable. Nous avons marché à Dos d’Ane, un coin pas bien loin de chez moi. C’était une marche plutôt facile sur la première partie, avec un panorama à couper le souffle et que je déconseille d’ailleurs si vous êtes sujets au vertige ! Depuis le Cap noir, on voit bien le cirque de Mafate. Par contre, sur la seconde partie, on monte des échelles et on fait le cabri ! Et on termine sur une crête où d’un côté, le cirque de Mafate s’ouvre, magnifique et de l’autre, le plateau de Dos d’Ane apparaît tranquille.

 

Le lendemain, nous avons eu une journée complète avec mer et montagne. L’escapade dans le sentier botanique de la forêt de Mare-Longue a été enchanteresse avec ses bois endémiques; “Joli Coeur”, “Bois de Rempart” et autres fougères. Nous avons mangé un excellent “Chou de Vacoas au boucané” à midi au Cap Méchant, une avancée de roches volcaniques dans une mer du Sud sauvage. Et en fin de journée, un petit bain à la plage de l’Ermitage!

 

Je suis aussi passée voir ma “Mère Courage”, ma tante. Je l’admire beaucoup pour son courage, je l’aime beaucoup. J’ai revu mon guitariste d’oncle, fatigué par un cancer du poumon. Nous avons joué un peu ensemble et je dois lui écrire des paroles.

 

J’apprécie mon retour au pays et je continue de penser à ma famille et à mes amis en Australie et en Nouvelle-Zélande.

 

Pour jeter un coup d’oeil sur les photos de Dos d’Ane, voici le lien :

https://plus.google.com/photos/102339934478119978092/albums/5705136237096465345?authkey=CI6N9Njiq_HFqgE

 

Pour voir les photos de Mare-Longue et de Cap Méchant, cliquez sur ce lien :

https://plus.google.com/photos/102339934478119978092/albums/5705302830638186209?authkey=CJL736WJofKObg

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Le chômage et les sirènes de Marine

Nous sommes allés aujourd’hui chez la coiffeuse _Non, pas pour moi, je ne me coupe plus les cheveux_. Elle nous a confié qu’elle cherchait quelqu’un depuis le mois de novembre et qu’elle n’avait trouvé personne. Elle avait planifié une journée entière pour quatre entretiens et personne n’est venu ! J’ai été très choquée par cette nouvelle. Elle n’a pas mauvaise réputation mais, il faut le dire, certaines personnes sont vraiment très paresseuses ici. Je me suis battue _ et je me bats encore_ contre cette idée que les Réunionnais sont des sangsues qui pompent le sang de la métropole.

 

Marine Le Pen est arrivée ce matin à la Réunion. Même si certains manifestants sont venus l’accueillir à l’aéroport, je suis sûre qu’elle séduit de plus en plus de monde ici. En métropole, son slogan (celui de son père à l’origine) “La France aux français” a rassemblé des personnes de tout horizon social à cause de la crise financière. Il fallait trouver un bouc émissaire et l’habituel refrain d’extrême droite a trouvé son public en temps de crise.

 

Mais son slogan retranscrit à la Réunion pourrait faire mouche; “La Réunion aux réunionnais” n’est pas dénué de sens pour certains. Même si les raisons sont différentes, le succès pourrait être au bout du chemin politique. La Réunion n’offre pas beaucoup d’opportunités aux jeunes diplômés locaux; la plupart du temps, ils sont en concurrence avec des candidats de métropole _pas vraiment de façon égalitaire, ni même avec les mêmes compétences_ et pire, certaines offres d’emploi ne leur arrivent même pas car coincées dans des réseaux occultes. Donc ces jeunes diplômes doivent songer à rester hors de l’île ou à partir pour un meilleur avenir _quand ils le peuvent_.

 

Donc à mon avis, certaines personnes de cette population peuvent céder au chant des sirènes de Marine. Ils peuvent penser que oui, je veux un boulot "chez moi" et je vais voter pour elle. Et c’est là toute la tragédie de la politique à la Réunion. Ni la gauche, ni la droite (déçus par Sarkozy) ni les communistes ne vont obtenir les faveurs du public.

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Le choc des générations

J’attendais mon tour aujourd’hui chez le médecin et j’ai été témoin d’une scène aussi incroyable que banale. Un petit garçon frappait _je m’exagère pas, il frappait vraiment et à plusieurs reprises_ sa grand-mère chargée de le surveiller alors que sa mère se faisait ausculter et la seule réaction de la vénérable dame a été de rire sous les coups du petit morveux.

 

Cette scène m’a vraiment choquée et pourtant, j’ai déjà été confrontée à cette violence et ma mère, institutrice en maternelle, m’a déjà rapporté des cas similaires de violences entre enfants.

 

Pour remettre les choses dans leur contexte, la Réunion est une société qui a connu une avancée spectaculaire sur le plan de la technologie en très peu de temps mais donc les mentalités n’ont pas évoluées aussi vite.

 

Ma mère a vécu dans une case en tôle sans eau courante ni électricité, a fait partie d’une fratrie de 10 enfants et n’a pas connu que de bons temps. Mais elle s’est battue dans la vie pour arriver là où elle en est. Des informations que je grapille, j’ai compris qu’il était assez répandu d’avoir une éducation “musclée” et “sévère” dans les familles réunionnaises. Mais en à peine deux générations, c’est aujourd’hui l’enfant-roi qui prime. La violence est donc partout car un enfant-roi non-satisfait _et sa patience est extrêmement limitée_ a très rapidement et facilement recours à la violence.

 

Enfin, il se pourrait que je fasse face à ces deux feux, des enfants-rois terribles et des parents à la poigne de fer, plus tôt que prévu car un poste de prof d’anglais m’intéresse en bas de chez moi !

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Eclaircie

Finalement, cette journée ne fut pas si sombre malgré le “Après examen attentif de votre candidature par le service RH, nous ne pouvons réserver une suite favorable à votre demande.” de l’IRT (Ile de la Réunion Tourisme).

 

J’avais commencé cette journée avec un goût amer de dépendance, me rendant chez le médecin et voyant ma mère payer toutes les dépenses.

 

Puis j’ai revu un ami, Raveendran. Nous nous étions rencontrés lorsque Raveendran faisait partie d’un spectacle de la troupe Taliipot, “KOR, Maison du Vent” en 2005. J’étais alors jeune stagiaire chez Radio Première (ex-RFO). J’essayais alors naïvement d’oeuvrer comme je pouvais pour la culture locale et l’actualité culturelle de façon globale.

 

Depuis, mon ami a eu une très jolie petite fille. Il est maître d’une discipline martiale peu connue, le kalarippayattu. Les Anglais ont eu tellement peur de cet art précédant le kung-fu qu’ils ont massacrés quasiment tous ses adeptes. C’est aussi un expert en ayurvéda, la médecine indienne.

 

Il m’a indirectement un peu remis sur les rails car je lui ai proposé de m’occuper de son site et de sa communication. Enfin un peu de stimulation intellectuelle !

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Le chômage : montagnes russes quotidiennes

Le chômage n’est jamais une période facile pour qui que ce soit.

 

Tout devient extrêmement exaspérant : les personnes en poste qui font mal leur travail ou qui n’ont clairement pas les qualifications, le gaspillage des autres, l’enfermement, la dépendance.

 

Ce sont des montagnes russes quotidiennes : où est-ce que ça cloche ? Pas assez d’expériences, de qualifications ? Serais-je capable de travailler correctement si j’ai un nouveau boulot ? On m’a tant vanté le réseau mais combien de coups de main donnés en retour ? Puis, on se débat. Non, tout ira bien, je vais continuer de faire des demandes. Et on replonge : on surveille ses finances au centime près et les pâtes au thon deviennent un plat de fête (période parisienne).

 

Et on retourne chez ses parents (déjà une chance en soi!) et on s’infantilise du fait de la dépendance financière (car le Pôle Emploi est clair là-dessus : “Non mais en fait, vous n’avez droit à rien. Tentez peut-être la CAF.”).

 

On revoit alors ses prétentions à la baisse. Mais une faille spacio-temporelle s’ouvre sous vos pieds et vous ramène à 10 ans en arrière; il faut passer le permis de conduire. En réalité, je l’ai déjà mais il n’est pas compatible avec les voitures locales. C’est un permis australien, valable pour les voitures automatiques et à la Réunion, il y a majoritairement des manuelles. Une fois de plus, la dépendance financière repointe le bout de son nez.

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Je respire !

Enfin !! Je respire !!!

 

J’ai rencontré le rédacteur en chef d’un média local, Antenne Réunion. Je commence lundi à l’essai pour leur édition web !! Je suis tellement heureuse !!!!! Enfin un peu de lumière au bout du tunnel ! Bon, j’avoue que j’ai un peu d’appréhension car ça fait un moment que je n’ai pas repris la plume de façon professionnelle. Mais ça devrait aller, je suis tellement motivée !

 

Reste à régler mon souci de permis (j’ai une date de passage pour la mi-avril) et je pourrais refaire de la radio !

 

Je sens que j’ai enfin de l’énergie pour me remettre aussi à l’écriture de façon globale ! Je crée toujours mieux quand je suis occupée.

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Une belle journée de samedi

C’était une journée très très agréable. Tellement agréable qu’elle mérite d’être relatée.

 

C’était un vrai samedi comme je n’en avais pas eu depuis un moment. Car un samedi n’a pas le même goût que les autres jours, vous en conviendrez avec moi. Il flotte comme un petit air de fête en ce jour de fin de semaine. C’est le début du repos, on se permet un peu tout car on sait qu’on pourra récupérer le jour suivant. Je ne parle pas du samedi soir, uniquement de la journée du samedi qui a ce goût de vacances. Le samedi soir est couvert de paillettes mais il n’a pas la splendeur et la jeunesse de la journée du samedi.

 

Nous étions, mes parents et moi, chez des amis de la famille du côté du Brûlé, sur les hauteurs de Saint-Denis. Nous avons mangé un bon coq à la créole, bu du bon vin et abordé les sujets d’actualité comme les dernières “émeutes”. Puis nous nous sommes perdus dans leur jardin entre barbadines, chouchous et autres arbres endémiques.

 

Légèrement grisée par l’alcool, j’ai fermé mes yeux sur le chemin du retour, anticipant une potentielle cécité (je continue des séances de laser afin de rabibocher mes rétines trouées). Je me suis laissée guidée par tous mes autres sens : le vent sur mes joues et dans mes cheveux, les odeurs de verdure fraîche et les mouvements de la conduite brusque de mon père. A droite, braquage à gauche, hop, on évite une voiture sur le bas-côté. Et un dernier frisson grâce au crépitement de la guitare électrique de Supertramp.

 

J’ouvre à nouveau mes paupières et les silhouettes des vacoas se découpent au crépuscule.

 

J’aime la journée du samedi.

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Le pouls d'une ville

Première journée, le pied à nouveau à l’étrier. Enfin plutôt la plume !

 

Ca m’a fait un bien fou de réécrire des articles aujourd’hui ! Bon, je n’étais pas très rassurée en commençant mon premier article par du sport; je n’excelle pas vraiment dans cette discipline. Mais on était content de mon article et ça m’a donné de l’énergie pour la suite. J’ai du écrire 4 ou 5 articles.

 

Je me suis surtout sentie bien car j’ai senti l’effervescence d’une rédaction. Le pouls d’une ville, d’un pays, est là, dans une rédaction. Je n’étais pas en terre inconnue car je connaissais déjà certaines collègues.

 

Je saurai mercredi si on me retient. Je croise les doigts !

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Retrouvailles charnelles dans l'écriture

Bien. Ma période d’essai avec Antenne est terminée et j’attends donc maintenant un coup de fil du rédacteur en chef pour savoir si je reste. Quoiqu’il arrive, j’ai été heureuse d’avoir été à nouveau journaliste pendant deux jours et de me prouver à moi-même que j’étais encore capable de faire ce boulot. Mais surtout que je ne devais pas lâcher l’écriture.

 

J’ai vécu les mots. Humblement car je n’étais pas sur le terrain. Mais même cette usurpation a été un plaisir. Comme des retrouvailles charnelles.

 

Pourtant, j’avais fait un rêve terrible d’une araignée ENORME sous mon pied la nuit d’avant (mais il paraît que c’est bon signe!) et j’ai vu le cadavre d’un petit chat aujourd’hui. Mais il faisait beau ce matin et je pouvais voir mes montages bien aimées découvertes. Les matins à la Réunion sont d’une beauté sans pareille.

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Aïe

La journée avait pourtant bien commencée avec des compliments de marchands au marché et une bonne séance d’aquagym tonique.

 

Mais la suite a été moins sympathique.

 

Première déception : un poste d’attachée de presse inaccessible car je ne suis pas assez dans la mouise. Je m’explique : ce poste n’est conçu que pour des personnes éligibles au CUI-CAE (Contrat Unique d’Insertion – Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi). Pour avoir ce statut, il faut être inscrit au RSA ou à l’ASS (Allocation de Solidarité Spécifique) depuis 12 mois.

 

Et moi, inscrite depuis seulement le mois de février, je ne fais évidemment pas le poids mais c’est bien dommage car mon profil collait complètement à l’annonce. Ce qui est dommage, c’est que je ne peux même pas contacter directement cette entreprise car c’est une offre du Pôle Emploi sans les coordonnées de l’entreprise.

 

Deuxième coup de bâton : un poste d’assistante de production audiovisuelle. Bon, il a été honnête au téléphone et mon profil ne pouvait pas concurrencer les autres (c’était leur formation). Il garde mon CV au cas où il aurait besoin de quelqu’un pour la communication.

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Enfin libre ! (Enfin presque...)

J’ai enfin mon permis de conduire français ! Quelle libération ! Après quasiment dix ans de leçons interminables, d’examens ratés en raison de ma mobilité trop importante, j’ai enfin obtenu le fameux sésame !

 

Bon, j’avais déjà mon permis de conduire australien (en automatique) et ça m’a mis en confiance pour obtenir le français. Je n’étais vraiment pas sûre en sortant de l’examen. Je n’avais certes pas commis d’erreur fatale mais je ne savais tout simplement pas quoi penser, je n’avais pas d’indices m’indiquant une quelconque issue. Ma monitrice avait aussi semé le doute avec un : “Ce n’était pas top mais ce n’était pas catastrophique.”

 

Enfin. C’est fait ! Permis en poche, ça roule !

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Le chocolat créol

Ca a toujours été là, ma destination de vacances quand j’étais petite mais maintenant, c’est plus clair : je suis aussi mauricienne. Ma carte d’identité du pays des Dodos est venue confirmer cette appartenance.

 

Mon père est mauricien. Mes souvenirs d’enfance sont idylliques; plages de sable blanc fin, colliers d’algues, bons moments avec les cousins et cousines, le camion de glaces et ses musiques kitsch que mes jeunes oreilles reconnaissaient des kilomètres à la ronde, ma grand-mère et ses chocolats chauds divins, l’accent mauricien d’une grande saveur et douceur… Je sais que j’ai une grande chance d’avoir vécu tout ça et de le vivre encore.

 

Bon, parfois, je fronçais les sourcils quand d’un côté, j’étais trop réunionnaise ou trop mauricienne. On parle de “l’île soeur” quand on parle de Maurice à la Réunion et vice versa. Mais j’ai déjà essuyé des critiques des deux côtés. Mais qu’importe. Je suis contente d’avoir ces belles racines que je réactive maintenant, avant de m’en aller sous d’autres cieux. Ceci-dit, je compte revenir autant que possible dans l’Océan indien car j’ai besoin des montagnes, des bouchons (les friandises, pas les encombrements routiers!) et du secret de la Réunion autant que j’ai besoin du charme de la campagne, de la culture marquée et des havres de nature de Maurice. J’aime mes deux îles.

 

Lors de mon dernier séjour, j’avoue que j’ai particulièrement adoré entendre parler le créol mauricien. Plus lointain que le créol réunionnais car j’y suis moins exposé, je le comprends moins bien mais il est tout aussi charmant. Les créols sont pour moi comme une réalité parallèle. Ayant été élevée uniquement dans la langue française, ils relèvent pour moi d’un certain monde imaginaire. Ils ont acquis le statut du chocolat noir qu’on prend le temps de déguster tout seul dans une ambiance tamisée avec un verre de vin rouge accordé.

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Jeune et heureuse : quoi d'autre ?

Bon, finalement, ça n’est pas si mal de revenir à mes activités de “commerce de proximité”. Ca me rappelle “mes jeunes années” parisiennes d’hôtesse d’accueil. J’avais d’ailleurs commençé une chanson à ce sujet…

 

D’ailleurs, ça m’a tellement rajeunie que les regards compatissants de certains clients accompagnés du “C’est pour payer vos études ?” s’étendaient souvent au “Oh mais vous devez avoir 25 ans ou un truc comme ça.” Une coquetterie qui fait toujours plaisir…

 

Cependant, les gens étaient majoritairement très sympas comparés au public parisien. Je n’ai eu que 2 ou 3 visages fermés sans bonjour.

 

C’est toujours moyen pour ma circulation sanguine de rester debout si longtemps mais le contact avec la clientèle est toujours aussi agréable pour moi. Quand je repense à mon tout premier emploi qui était celui d’agent d’accueil à l’ANPE (maintenant Pôle Emploi) à 18 ans à Villejuif…

 

En fait, le seul élément déplaisant a été un étrange voyeurisme de la part de gens que je connais et qui m’épiaient. Ils passaient au moins 6 à 7 fois par trop loin de moi, me regardant du coin de l’oeil, sans jamais me dire bonjour, avec une sorte de dédain pour mon activité professionnelle. Mais messieurs, je vous avoue que je m’en fous totalement. Je n’ai pas de problème à être animatrice commerciale dans une grande surface.

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Passion

Il me faudrait plusieurs vies. C’est ce que je me disais lors de ce merveilleux concert d’Ibrahim Maalouf hier soir.

 

Je me laissais porter par la musique et par mes pensées. De ce voyage intérieur remontèrent des questions, flottant à la surface ; pourquoi est-ce que je n’ai pas accompli plus de choses dans mes projets artistiques ? Pourquoi ai-je envie de choses passionnantes et qui ne sont pas rentables (musique, écriture, vidéo, cuisine_bien que cette dernière catégorie le soit plus_)?

 

Si je voulais me flatter, je dirais que la passion m’anime. Oui, remarque, sans prétention, c’est vrai : la passion est mon moteur. J’ai besoin de vibrer, de faire vibrer, d’émotion.

 

Ces temps-ci, j’ai été au four et au moulin pour des besoins bassement matériels.

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Départ

Je pars, une fois de plus. C’est toujours un moment mitigé, un départ.

 

J’ai passé de bons moments avec mes amis sur la plage de l’Ermitage même si la chaleur et l’ensoleillement était vraiment à leurs combles. François, mon petit ami, a même eu des coups de soleil. Nous avons rendu une petite visite aux poissons du lagon puis apprécié un pique-nique. Tout comme les nombreuses familles ce samedi-là.

 

Un sentiment étrange m’a traversé cet après-midi lorsque je me suis rendue sur la tombe de mon oncle au Port. Je suis née là, dans cette ville aux températures brûlantes toute l’année. J’ai vécu mon enfance près de la centrale thermique. “Le début est la fin et la fin le commencement.”

 

J’ai finalement réussi à fermer ma valise. Je vais rester au moins 2 ans en Australie. J’ai rangé tout ce que j’ai pu. Mes amis vont me manquer. Une nouvelle vie m’attend et ça va démarrer fort avec la recherche d’un logement !

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