Nature bienveillante

Mahé est un véritable écrin de verdure, de nature luxuriante. J’ai eu la chance de faire une escapade au Jardin de l’Ambassadeur, Kot Man-Ya et c’était un vrai enchantement. Cet ancien ambassadeur des Seychelles (Paris et Etats-Unis) s’adonne à sa passion pour la nature depuis quelques années maintenant.

 

Rythme

 

On m’avait parlé de ce rythme plus lent aux Seychelles. Je ne dirais pas lent. Lent par rapport à quoi ? A quoi bon cette course effrénée occidentale ? Où va-t-elle ? Bien sûr qu’il y a des domaines où on ne peut pas se permettre un rythme trop « lent », tel que la santé par exemple. Mais en dehors de ces secteurs vitaux, pourquoi se précipiter vers _généralement_ un consumérisme dévorant ?

Oui, la vie est plus facile ici, avec le soleil, une terre fertile et des précipitations assez régulières. Mais même sous d’autres cieux, pourquoi avons-nous cassé ce lien pourtant évident avec la nature ?

 

Le géant bienveillant

 

J’étais chez une amie du côté de Beau Belle. J’aime bien cet endroit. Le temps est très variable et peut passer de la pluie au soleil et du soleil à la pluie en l’espace d’une dizaine de minutes. J’aime cet endroit car j’ai l’impression qu’une main invisible géante bienveillante caresse les feuilles des arbres comme on caresse les cheveux d’un enfant. Ce mouvement est très doux et les feuillages se balancent au ralenti. Ce mouvement me fascine. Tout comme le pan de forêt sombre accroché à la paroi d’une colline voisine. L’absence de cyclones dans la zone permet aux arbres de croître sans entraves et ils ont l’air géant.

La nature est tellement belle ici que j’aimerais la peindre…

 

L’amour du travail

 

Mon travail me plaît toujours autant et je sens que j’ai tellement de choses à développer, à commencer par moi-même. Je suis arrivée vite sur ce poste et je n’ai vraiment eu le temps de travailler sur le programme. Je prends l’année en cours de route et heureusement que je n’ai pas raté le début du second trimestre. J’ai l’impression que je ne vais pas avoir assez de temps pour construire correctement mes projets. Mais allons, pas de fatalisme ! Je travaille toujours en collaboration avec les enseignantes et nous aurons deux clubs de français ; l’un pour le niveau primaire et le second pour le secondaire. Pour le primaire, nous travaillons autour des sons (phonétique mais aussi les chansons et les élèves demandent du vocabulaire). Pour le secondaire, nous allons essayer de travailler autour du théâtre.

Ca peut parfois être sportif d’avoir 12 classes avec des niveaux très différents mais je pense que je vais m’y faire. Mais comme première vraie expérience d’enseignement, ce n’est pas piqué des hannetons !

 

Le sablier

 

 

Le temps me semble passer très vite, tant à l’école (car j’aimerais tellement aller plus loin avec les élèves !) qu’en dehors. Une journée passe en un claquement de doigts. Je n’ai pas encore eu le temps d’aller à la piscine de Roche Caïman, pourtant pas très loin de l’école. Je marche tous les jours mais j’aimerais vraiment reprendre une vraie activité physique de façon régulière.

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