A l'autre bout du monde

C’est marrant d’écouter les gens parler de la distance.

 

J’ai quitté mes parents, ma maison, mon premier amour et mon île à 17 ans. Je suis techniquement arrivée à 18 ans à Paris. J’y ai vécu 10 ans et maintenant, je vis à Melbourne en Australie.

 

Mes amis me manquent, ça, c’est sûr ! BEAUCOUP ! Mon île me manque, la mer, la cuisine, les montagnes et les cascades.

 

C’est aussi marrant de remarquer le comportement de certains français à l’étranger. D’habitude, en France métropolitaine, venir de la Réunion fait une sacrée différence. Vous venez de l’autre bout de la planète et vous avez la nationalité française mais certains doutent du fait que les Réunionnais aient des voitures et la télévision.

 

En Australie, vous devenez un français de pure souche. Certains français se croient, tout comme en métropole, fins de me parler avec un accent antillais. Sauf que ce n’est pas du tout situé dans la même région et que ce n’est pas la même culture.

 

Essayez de parler à quelqu’un qui vient du Sud de la France du Maroilles ou des moules-frites, vous ne serez pas déçu !

 

De ses 10 ans loin de chez moi, j’en sais un peu sur les anniversaires, Noël, l’amour à distance, être malade, etc.

 

Un jour, à Paris, une camarade de classe est venue me voir, en pleurs. ‘ C’est trop dur, je n’ai pas vu ma famille depuis une semaine !’ Et sa famille vivait en banlieue parisienne. Je ne pouvais faire ma méchante et lui rappeler que je devais prendre un avion pour voir ma famille à 10 000 kilomètres de là.

 

Mais en un sens, c’était plus facile pour moi parce que je n’étais pas si proche de mes parents. Maintenant, en Australie, je vis avec mes cousins et je me sens chez moi.

 

Et si je rentre en France ou si je pars ailleurs, chez moi me manquera beaucoup.

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